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Arnaudville

États-Unis

Berceau de la culture cajun situé à la frontière des paroisses de Saint-Martin et de Saint-Landry, et foyer de la Zydeco Cajun Prairie Scenic Byway, la communauté d’Arnaudville est au cœur de l’Acadiane.

En un coup d'oeil

Ville New Iberia
État Louisiane
Pays États-Unis
Population 1 069
Fondateur Les frères Arnaud
Date de fondation 1870
Maire Kathy M. Richard
Site touristique iberiatravel.com
Site de la ville stmartinparishclerkofcourt.com

Arnaudville se trouve à la rencontre des bayous Teche et Fuselier ainsi que de neuf routes et autoroutes; on y accède facilement par les autoroutes inter-États 10 et 49. Au nord se trouve la ville des Opelousas, la capitale mondiale du zydeco; à l’est, l’Atchafalaya National Heritage Area; au sud, Breaux Bridge, la capitale mondiale de l’écrevisse; et, à l’ouest, la ville historique de Grand Coteau. Tous ces endroits ont un point d’ancrage, Lafayette, véritable épicentre et capitale mondiale de la culture cajun. Dans les dernières années, la région est devenue une destination de choix pour les musiciens, artistes, danseurs, auteurs, aventuriers culinaires, entrepreneurs créatifs et ardents défenseurs de la langue française. Les résidents et les visiteurs francophones peuvent prendre le déjeuner à La Table Française les derniers samedis de chaque mois, assister aux réunions du cercle de courtepointe le vendredi matin et se réunir pour écouter de la musique cajun en partageant un repas collectif les troisièmes vendredis du mois au centre NUNU. Ils peuvent aussi participer à une séance d’improvisation musicale une fois par mois à la boutique Tom’s Fiddle and Bow ou à La Poste. À Arnaudville, vous trouverez aussi le restaurant Little Big Cup, dont les déjeuners mettent en vedette les viandes typiques du bayou, ainsi que Myran’s Maison de Manger, qui sert l’un des meilleurs plats d’écrevisses pochées de la région. Pour finir, l’incontournable brasserie artisanale Bayou Teche Brewing vous sert des bières qui s’agencent parfaitement à la cuisine et aux cultures cajun et créole. Elle figure d’ailleurs parmi les destinations de la route de la bière de la Louisiane. Allez-y les samedis après-midi pour vous faire de nouveaux amis et écouter de la musique.

Arnaudville est une toute petite ville qui figure parmi les plus anciennes de la Louisiane. Près de quatre personnes sur dix y parlent le français cajun à la maison. Les patronymes français, comme Broussard, Guidry et Richard, y sont fréquents. Le superbe bayou Teche y rencontre le bayou Fuselier, ce qui fait d’Arnaudville une destination de choix pour qui souhaite visiter les marécages. Le boudin, sorte de saucisse, y est un plat incontournable, tout comme les étouffées – un festival annuel met d’ailleurs en vedette ces plats de fruits de mer (ou de poulet) épicés et de riz. Sur la scène musicale, Arnaudville est synonyme de violon cajun; il n’est d’ailleurs pas rare d’y entendre d’impressionnantes séances d’improvisation impromptues. De plus, Arnaudville accueille une riche communauté artistique qui est établie dans la plus vieille partie de la ville.1

1 Traduction du texte de la page http://www.louisianatravel.com/cities/arnaudville

Histoire francophone

Des fouilles archéologiques menées dans trois sites d’habitation préhistoriques indiquent que les environs de la paroisse de Saint-Landry (dont fait partie Arnaudville) sont habités depuis 10 500 ans av. J.-C. Autour du 15e siècle, le peuple autochtone des Appalousas s’est installé entre la rivière Atchafalaya et le fleuve Sabine (à la frontière du Texas et de la Louisiane).

Le premier Européen connu à avoir visité la région s’appelait Michel de Birotte. Il arrive en 1690 pour négocier avec les Appalousas. Neuf ans plus tard, la France établit une colonie en Louisiane et nomme la zone occupée par cette nation autochtone le territoire des Opelousas.

En 1720, la France fonde le Poste des Opelousas, situé légèrement au nord de la ville contemporaine du même nom. Il s’agissait de l’une des principales organisations commerciales dans cette région émergente. La plupart de ses habitants étaient des immigrants français, la France y octroyant des terres aux soldats et aux colons pour en favoriser le développement. On raconte que Jean Joseph LeKintrek et Joseph Blanpain, qui avaient formé un partenariat commercial avec les Appalousas, s’y seraient établis au début des années 1740. Ils auraient amené avec eux les trois premiers esclaves africains de la région.

Certains autochtones vendaient des terres aux nouveaux arrivants. Toutefois, quand le chef des Attakapas de l’Est, Kinemo, a vendu toutes les terres situées entre la rivière Vermilion et le bayou Teche au colon français Gabriel Fuselier de la Claire en 1760, les Appalousas ont exterminé sa tribu.

La France cède la Louisiane à l’Espagne en 1762. Sous le règne espagnol, le Poste des Opelousas devient le siège du gouvernement du sud-ouest de la Louisiane, et en 1769, une centaine de familles y vivent. De 1780 à 1820, de nouveaux arrivants se joignent aux premiers colons de la région, venus du territoire des Attakapas, de la Pointe Coupée, de l’est de la rivière Atchafalaya et enfin – après la révolution des esclaves ayant mené à l’indépendance d’Haïti (ancienne colonie de Saint-Domingue) – des Antilles françaises. La plupart des nouveaux arrivants étaient des Français, des Espagnols, des Franco-Créoles, des Hispano-Créoles, des Africains et des Afro-Américains.

Le groupe provenant du Poste des Attakapas comptait beaucoup d’Acadiens, des colons français déportés de Nouvelle-Écosse à partir de 1755, à la suite de la défaite de la France dans la guerre de Sept Ans (connue en Amérique du Nord anglophone sous le nom de la French and Indian War), qui a pris fin en 1763. Ces derniers étaient menés par Jean-Jacques Blaise d’Abbadie, gouverneur du territoire de 1763 à 1765. La communauté française a construit l’église catholique Saint-Landry en 1767 en l’honneur d’un évêque de Paris ayant vécu au 7e siècle.

Le 10 avril 1805, après l’acquisition de la Louisiane par les États-Unis, le Poste devient la ville des Opelousas, chef-lieu du comté du même nom, qui fait partie du territoire d’Orléans. En 1807, quand le territoire est divisé en paroisses, les Opelousas deviennent le chef-lieu de la paroisse de Saint-Landry.

On a donné plusieurs surnoms à cette ville et à sa communauté au fil des ans. On l’a d’abord appelée « La Jonction » à cause du lieu qu’elle occupe à la croisée des bayous Teche et Fuselier. Ensuite, ce fut « l’habitation des Arnauds », puis, enfin, Arnaudville. On l’a aussi appelée « terre de la foi vivante » et « les filles de la Teche ».

On raconte que le premier colon à s’être établi à l’endroit où se trouve actuellement Arnaudville était Jacques Arnaud, qui avait quitté Paris pour arriver un peu avant 1850 à Pecaniere, une municipalité rurale de la paroisse de Saint-Landry où il a rencontré l’Acadienne Marie Lalonde, fille de l’une des plus anciennes familles de la région, qu’il a épousée.2

Sources :
http://www.gladysdevilliers.acadian-home.org/Arnaudville-Louisiana.html
http://www.louisianatravel.com/cities/arnaudville
https://en.wikipedia.org/wiki/St._Landry_Parish,_Louisiana
http://stmartinparishclerkofcourt.com/TownofArnaudville.htm

2 Traduction du texte de la page https://en.wikipedia.org/wiki/St._Landry_Parish,_Louisiana

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